Pourquoi 20% des chèques cadeaux ne sont pas utilisés

Sommaire:

Les chèques cadeaux sont un des avantages salariés les plus utilisés par les entreprises, que ce soit par l’employeur, le Comité d’Entreprise ou le Comité Social et Économique (CSE). Ils sont souvent appréciés par les salariés car ils représentent une véritable augmentation de leur pouvoir d’achat contrairement aux solutions de billetterie qui proposent uniquement des réductions sur de nombreux services.

chèque cadeaux entreprises

Cependant, il faut savoir qu’ils peuvent être dépensés uniquement dans les enseignes partenaires de l’émetteur des chèques. Ils doivent aussi être rattachés à l’un des 11 événements de l’URSSAF pour êtes exonérés de charges. Vous pouvez voir notre article sur la réglementation URSSAF des chèques cadeaux

L’entreprise peut donc en offrir dans les cas suivants :

  • naissance ou adoption
  • mariage ou pacs
  • départ à la retraite
  • la fête des mères ou fête des pères
  • la Sainte-Catherine ou Saint-Nicolas
  • Noël
  • la rentrée scolaire

Il existe également les chèques culture

 Note : l’attribution des chèques cadeaux est donc ponctuelle et ne concerne pas toujours l’ensemble des salariés.

Malgré la massive distribution de chèques cadeaux, plus de 20% ne sont pas utilisés, ce qui correspond à 700 millions d’euros en France.

Quel est le coût réel pour le CSE ?

Prenons un exemple avec une entreprise qui compte 500 salariés.  

Pour Noël, le Comité Social et Économique souhaite offrir des chèques cadeaux de 100 euros pour chacun des salariés.

Il va donc contacter une société qui émet des chèques cadeaux (Sodexo, Edenred, Groupe Up etc.). Bien que le CSE achète un volume important de chèques cadeaux au même prestataire, il ne bénéficie pas de réduction. Ainsi, il va payer 50 000 euros pour les 500 chèques cadeaux d’un montant de 100 euros chacun.

De plus, d’autres coûts s’ajoutent dans une majorité des cas :

  • Les frais de gestion qui représentent entre 5 et 10 % du montant de la commande
  • Les coûts d’impression pour les chèques papiers
  • Les frais d’envoi

Ainsi, le montant total de l’opération s’élève – environ – à 55 000 euros pour le CSE et cet argent revient entièrement au prestataire émetteur des chèques cadeaux.

1 personne sur 5 n’utilise pas ses chèques cadeaux, comment cela est-il possible ?

Ensuite, le CSE doit s’occuper de la communication des chèques auprès des salariés. Cette étape est souvent complexe à gérer comme le souligne de nombreux salariés qui déplorent l’opacité des offres proposées par le CSE. Avec des horaires d’ouverture du CSE parfois restreints, la remise en mains propres aux salariés peut également s’avérer difficile à gérer.

Ainsi, le processus de communication et de distribution des chèques cadeaux entraîne une certaine perte d’utilisation.

Concernant les salariés qui ont récupéré leurs chèques, plusieurs contraintes freinent leur utilisation :

  • La perte, oubli et vol du chèque cadeau. Ce sont des cas très courant alors que les chèques ne sont pas remboursables…
  •  La date de péremption empêche les salariés de profiter de leurs avantages.
  • Les offres qui ne correspondent pas aux attentes des salariés. Les émetteurs doivent nouer des partenariats au préalable avec les enseignes, il est parfois compliqué pour eux de proposer les services les plus attrayants.
  • A l’inverse, le salarié peut se retrouver perdu devant le choix trop large d’offres disponibles. Le salarié a accès à tellement d’enseignes qu’il ne sait pas où le dépenser.

A savoir :

L’URSSAF impose que la dépense soit liée à l’événement pour permettre l’exonération de charges du chèque cadeau. Par exemple, si un salarié a reçu 100 euros pour la rentrée scolaire, il ne peut pas l’utiliser pour faire ses courses mais doit le dépenser dans des fournitures scolaires.

Une fois après avoir saisi le fonctionnement du système des chèques cadeaux, il est plus facile de comprendre pourquoi 20% des chèques cadeaux ne sont pas utilisés. En allant plus loin, on s’aperçoit que les intérêts entre le CSE et les sociétés qui émettent des chèques cadeaux sont totalement désalignés car elles se rémunèrent essentiellement sur ceux qui ne sont pas utilisés.

Les émetteurs se rémunèrent sur les chèques non utilisés

Les émetteurs négocient au préalable une commission avec les enseignes. Elle s’élève en général autour de 10%.

Lorsqu’un salarié utilise son chèque cadeau de 100 euros à la Fnac, le magasin qui récupère le chèque va ainsi réclamer 90 euros auprès de l’émetteur si la commission est de 10%. Si le salarié n’utilise pas son chèque de 100 euros, l’émetteur fait donc 100 euros de profit sans rien reverser aux enseignes.

Le profit de l’émetteur est donc 10 fois plus élevé si le chèque n’est pas dépensé !

De plus, de nombreux membres du CSE ne sont pas au courant de ce fonctionnement vicieux. C’est pourquoi ils n’ont souvent pas de visibilité sur le suivi de la consommation des chèques cadeaux.

C’est pour l’ensemble de ces raisons que le marché continue d’évoluer avec notamment l’émergence de nouvelles solutions comme Sweevana. Notre priorité est d’aider les entreprises à faciliter la gestion de leurs avantages en apportant de la transparence dans le suivi de la consommation. Autre fait notable, nous alignons les intérêts avec ceux de nos clients ! Nous nous ne rémunérons pas sur la non-utilisation des avantages salariés. C’est pour cela que notre priorité est de proposer les meilleurs avantages salariés pour que le taux d’utilisation passe à 100% !

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